Le 16 décembre , la municipalité de Leuville-sur-Orge a organisé la journée géorgienne 2006


|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Leuville-sur-Orge et la Géorgie, une histoire commune. Proposé par Luc et Mirian Méloua. infosbrevesFG@wanadoo.fr La première rencontre entre les Géorgiens et
l’Ile-de-France se déroule en mars 1714 à Versailles où Louis XIV reçoit
Soulkan Saba Orbéliani, ambassadeur du roi Vakhtang VI et d’un royaume
chrétien vieux de treize siècles ; des relations diplomatiques s’engagent.
Fête de famille à Tiflis, peinte par Pirosmani au début du XXéme siècle. Après les révolutions de février et d’octobre 1917 à
Petrograd, la Géorgie restaure son indépendance : la 1ère République de
Géorgie est proclamée le 26 mai 1918 par Noé Jordania. Pourtant la Russie
soviétique ne tolère pas cet acte de liberté et envahit son voisin,
contraignant le Parlement géorgien à voter l’exil des dirigeants afin de
continuer le combat. La résidence d’exil de
la Ière République est connue sous le nom de « château des Géorgiens »;
son entrée est située 10 rue Jules Ferry.
Le pavillon de chasse de l’ancien château (démoli en
1751 par le duc de Noailles) est acquis à l’aide des fonds publics
géorgiens. Il devient propriété d’une Société Civile Immobilière
réunissant les dirigeants de la majorité et de l’opposition. Un Foyer,
association animée par les habitants de la résidence, la gère au
quotidien. En 2005, le processus de retour de propriété à l’Etat géorgien
était engagé entre la S.C.I. et les représentants des autorités
géorgiennes en France selon le testament moral initialement établi. 1929 : mariage au château des Géorgiens. Ilia Takhaïchvili épouse Tamara Kakhéladzé.
L’accueil de la population leuvilloise est fraternel vis-à-vis d’émigrés politiques qui ne rechignent pas au travail de la terre, quelles que soient leurs origines sociales. En 2002, Eka Khamkhadzé en témoigne dans son mémoire « Les Géorgiens de Leuville ».
La deuxième guerre mondiale entraîne une nouvelle vague d’émigration géorgienne, celle des soldats enrôlés dans l’armée Rouge, prisonniers des Allemands et à nouveau enrôlés dans une armée étrangère, l’armée allemande. Six cents d’entre eux rejoignent la résistance française en Corrèze, en Dordogne et dans le Tarn. Après la libération de la France, certains s’installent à Leuville-sur-Orge. Le Lieutenant-Colonel Dimitri Amilakvari (1906-1942), Prince des Légionnaires, St Cyrien. Il est mortellement blessé à la bataille d’El-Alamein.
Progressivement, les Géorgiens s’intègrent et se francisent, sans oublier leur pays d’origine.
Une communauté chrétienne orthodoxe. La paroisse orthodoxe Sainte Nino de Paris fit don à l’église catholique Saint Jean-Baptiste de Leuville-sur-Orge d’une icône provenant de Mtskhéta, capitale historique et chrétienne de la Géorgie.
L’église Saint Jean-Baptiste de Leuville-sur-Orge édifiée au XIIIéme siècle.
Depuis cette époque, le Foyer géorgien met le parc de
la résidence géorgienne d’exil à la disposition de l’association
paroissiale catholique Saint Jean Baptiste de Leuville-sur-Orge pour sa
fête annuelle, « la Fête des Cerises ». Le groupe IRINOLA donna deux concerts de polyphonie géorgienne lors de la 1ère journée franco-géorgienne de novembre 2003 et lors de la Fête des Cerises de juin 2004.
Les présidents successifs de la République de Géorgie
vinrent s’y recueillirent lors de leur visite en France, Edouard
Chévardnadzé en 1997 et Mikhaïl Saakachvili en 2004, accompagnés des
autorités municipales. Mlle Guyot, Reine du Carnaval de Leuville en 1923, en compagnie de ses dauphines Mlles Godefroy et Nion, et de l’ancien maire de Tiflis, Bénia Tchkhikvichvili.
Tbilissi (anciennement Tiflis), capitale de la Géorgie, aujourd’hui.
Les quatre millions de Géorgiens de Géorgie et le
million d’entre eux qui ont émigré depuis une dizaine d’années pour
raisons économiques connaissent tous « Lévili », mythe de la résistance
nationale. La nouvelle population leuvilloise apprendra avec étonnement que leur commune est ainsi renommée de par le monde.
Le groupe SIMI,
venu de Tbilissi, donna un concert à Leuville-sur-Orge en novembre 2002
(NS Organisation). La charte signée par la Commission municipale de la Culture et le département de l’Essonne, a permis de « retrouver » la culture géorgienne à Leuville-sur-Orge.
Les manifestations organisées en 2005 par l’Ecole de Musique, la Bibliothèque, l’Ecole élémentaire du Parc, le Service Jeunesse illustrent cette volonté. Elle s’exprima également en novembre 2005 avec la
3éme journée franco-géorgienne sur le thème du tourisme en Géorgie. Dialogue entre le président géorgien Mikhaïl Saakachvili et Daniel Esprin, maire de Leuville-sur-Orge, en présence du père Artchil Davrichachvili, recteur de la paroisse Sainte- Nino, le 8 mars 2004.
Entre les quatre mille habitants de Leuville-sur-Orge
et les communautés géorgiennes, l’histoire est bien vivante ! -Textes et photographies extraits du livret réalisé par la municipalité de Leuville-sur-Orge, avec le concours du département de l’Essonne (septembre 2005)-
|
|
|
|