invitations à la conférence de presse ; intervention de Giorgi Baramidze ; intervention de Shota Malaskhia ; intervention de Laurent Vinatier
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EN FRANCE (Fondée en 1922)
Siège Social 6-8 rue de la Rosière 75015 PARIS
Paris, le 26 mars 2008
Chers Amis, Chers compatriotes,
Les déclarations des autorités russes qualifiant l’indépendance du Kosovo de précédant et la menace qui y est assortie met à l’avant plan la question de l’intégrité territoriale de la Géorgie. Le Comité Directeur de l’Association Géorgienne en France, anticipant cette situation, a décidé d’organiser une conférence de presse à laquelle sont conviés les médias français et internationaux, et qui s’intitule : « Géorgie : vers une nouvelle donne pour la stabilité en Abkhazie »
Cette conférence de presse se tiendra Mercredi 9 Avril à 10h30 Club de l’Etoile 14 rue Troyon - Paris 75017
Avec, à Paris, la participation de Giorgui BARAMIDZE Ministre d’État à l’Intégration Européenne et Euro Atlantique, Vice Premier Ministre Shota MALASHKHIA Député, Président de la Commission parlementaire traitant des questions d’intégrité territoriale Laurent VINATIER PhD, Chercheur, Institut Thomas More
En direct de Tbilissi, le Président SAAKASHVILI, répondra aux questions des journalistes présents.
Othar Zourabichvili Président Si vous souhaitez assister à cette conférence : merci de bien vouloir nous contacter afin que nous puissions vous réserver une place (le nombre de places dont nous disposons est très limité) : par mail : pressconf@georgie-agf.eu par courrier à : Othar Zourabichvili, 3 rue de l’Asile – 78400 CHATOU A cette occasion, nous vous invitons à manifester votre généreuse solidarité financière, afin de permettre à l’AGF de couvrir les frais de cette conférence et ceux de ses nombreuses autres activités. (Merci de nous envoyer votre contribution au nom de l’AGF à l’adresse ci-dessus).
AS ASSOCIATION GEORGIENNE EN FRANCE (Fondée en 1922)
Siège Social 6-8 rue de la Rosière 75015 PARIS
parizi, 2008 wlis 26 marti
Zvirfaso megobrebo, Zvirfaso Tanamemamuleno,
ruseTis xelisuflebis warmomadgenlebi TavianT gancxadebebSi kosovos damoukideblobas precendentad naTlaven da am yovelives Tandayolili muqara gamiznulia saqarTvelos teritoriuli mTlianobis misamarTiT. safrangeTSi qarTvelTa asociaciis mmarTveloba, iWers ra Tadarigs arsebul situaciaSi, apirebs pres-konferenciis mowyobas, sadac iqnebian mowveulni safrangeTisa da saerTaSoriso mas-mediis warmomadgenlebi. Kkonferencia, romlis saxelwodebaa :
« saqarTvelo : axali realoba afxazeTSi stabilurobisTvis »
Catardeba oTxSabaTs, 9 aprils 10 saaTsa da 30 wuTze Kkonferenciis misamarTia : Club de l’Etoile - 14 rue Troyon - Paris 75017 monawileebi : giorgi baramiZe saxelmwifo ministri evropul da evroatlantikur srtuqturebSi integraciis sakiTxebSi SoTa malaSxia saqarTvelos parlamentis deputati, teritoriuli mTlianobis sakiTxebSi saparlamento komisiis Tavmjdomare loran vinasie profesori, Tomas muris instirutis mkvlevari
dagegmilia aseve pirdapiri CarTva Tbilisidan, sadac saqarTvelos prezidenti, mixeil saakaSvili upasuxebs Jurnalistebis SekiTxvebs
oTar zurabiSvili Tavmjdomare konferenciaze daswrebis survilis SemTxvevaSi gTxovTdagvikavSirdeT, rom SevZloT TqvenTvis adgilis Senaxva (Cvens gankargulebaSi arsebuli adgilebis raodenoba Zalzed mcirea). eleqtronuli fostiT : pressconf@georgie-agf.eu fostiT : Othar Zourabichvili, 3 rue de l’Asile – 78400 CHATOU konferenciaze daswrebis survilis SemTxvevaSi gTxovT aseve gamoiCinoT didsulovneba da miiRoT finansuri monawileoba, rom misceT asociacias saSualeba dafaros konferenciis da sxva saqmianobebis xarjebi. (madlobeli viqnebiT gamogvigzavnoT kontribucia asociaciis saxelze zemoT aRniSnul misamarTze).
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DISCOURS DU VICE-PREMIER MINISTRE GUIORGUI BARAMIDZE PRONONCÉ A LA CONFÉRENCE ORGANISÉE PAR L’ASSOCIATION GEORGIENNE EN FRANCE « GÉORGIE : VERS UNE NOUVELLE DONNE POUR LA STABILITÉ EN ABKHAZIE » Le 09.04.2008 Le règlement pacifique des conflits ainsi que le rétablissement de l’intégrité territoriale du pays sont le souci majeur du gouvernement géorgien. Nous accordons donc une importance toute particulière au rôle de la communauté internationale dans ce processus de règlement pacifique du conflit, d’autant que cette question est l’une des priorités du Programme de Partenariat individuel avec l’OTAN ainsi que du Plan d’Action pour la politique de voisinage avec l’Union Européenne. Dès notre arrivée au pouvoir, nous avons fait de l’intégration à l’OTAN une priorité majeure. Ceci n’est pas la volonté du seul gouvernement, mais bien de toute la société géorgienne. Les principales formations politiques soutiennent d’ailleurs cette volonté, exprimée massivement par le peuple géorgien lui-même lors du référendum de janvier dernier : 77% des votants se disant favorables à l’intégration de la Géorgie à l’OTAN. Voilà déjà trois ans, qu’avec détermination nous affirmons notre volonté d’intégrer l’OTAN et aujourd’hui, après le sommet de Bucarest, nous pouvons affirmer que nous avons, sans équivoque, obtenus un résultat très concret : l‘intégration de la Géorgie à l’OTAN est devenue incontournable. De ce point de vue, le sommet de Bucarest est d’une importance historique. Les 26 membres de l’alliance ont clairement dit dans le communique final que la Géorgie deviendra membre de l’OTAN. Le signal politique que nous attendions sous la forme du Membership Action Plan (MAP), s’est donc avéré encore plus fort que prévu. Nous espérions une décision politique concernant l’intégration de la Géorgie, désormais cette décision est acquise. Il ne nous reste qu’à régler des questions techniques que le MAP nous aidera à résoudre. L’élargissement de l’OTAN a toujours joué un rôle stabilisateur. Pour nous, cette marche vers l’intégration nous a aidé à mettre en oeuvre des réformes primordiales. Nous avons ainsi franchi avec succès toutes les étapes du partenariat avec alliance : dans le cadre du Dialogue Intensifié nous avons eu 13 consultations en un an et demi. Alors que les cinq évaluations du Plan d’Action Individuel de Partenariat (Individual Partnership Action Plan (IPAP), confirment les progrès accomplis et que le document d’évaluation de janvier dernier souligne l’accomplissement de tous les étapes par la Géorgie de la façon la plus aboutie depuis plusieurs années. Pendant toute cette période, la Russie n’a pas ménagé ses efforts pour convaincre le monde entier que l’intégration de Géorgie dans OTAN allait compliquer les données de la sécurité dans la région. Or, non seulement ce processus ne compliquera en rien la situation, mais, bien au contraire, il sera gage de stabilité : ce sera un message adressé à tous les états de la région, prouvant que les reformes démocratiques et le partage de ces valeurs, peuvent PAGE 2 /3 garantir la sécurité. A l’opposé, le refus d’intégrer la Géorgie à l’OTAN aurait destabilisé la région en créant des frontières artificielles en Europe. Je voudrais maintenant aborder le problème de la résolution des conflits ainsi que de leur interaction avec la question de l’intégration à l’OTAN. Quelle est, d’une part, l’influence du processus d’intégration sur le règlement pacifique des conflits ; d’autre part, l’existence de ces conflits crée t-elle un frein à l’intégration dans l’OTAN. Malgré les spéculations de la Russie, le processus de l’intégration en OTAN non seulement n’empêche pas le règlement pacifique des conflits, mais, jouera au contraire, un rôle positif, voici pourquoi : · La Géorgie plus forte politiquement aura plus de poids pour obtenir le règlement pacifique des conflits. Ceci sera un message fort en direction des séparatistes : la Géorgie conservera son intégrité territorial et il n’y aura pas d’alternative au règlement pacifique. Les séparatistes seront donc plus enclins à trouver un compromis acceptable pour eux. · Le signal positif entre l’OTAN et la Géorgie augmentera l’attractivité de l’Etat géorgien aux yeux des populations séparatistes. Il sera notamment évident, que le garant de la sécurité et de l’identité des populations locales ne sera plus seulement la Géorgie, mais une trentaine d’états membres de l’Alliance. · La position de la Géorgie sera renforcée dans ses négociations avec la Russie Il n’est pas acceptable par ailleurs, que le règlement des conflits deviennent un préalable à l’intégration dans l’alliance, car que cela deviendrait à l’évidence une motivation supplémentaire pour la Russie de provoquer des conflits non seulement en Géorgie, mais partout dans la région. Au sein de l’OTAN, on sait très bien que les conflits ne représentent pas un facteur qui empêche l’intégration. Cela a été dit maintes fois au plus haut niveau de l’OTAN. C’est ainsi que la déclaration unilatérale de la chancelière Merkel, suite à sa visite en Russie, dans laquelle elle affirmait que les pays ayant des conflits sur leur territoire ne pouvaient pas prétendre devenir membres de l’OTAN n’a pas été accueillie favorablement par l’alliance, ainsi que par le Secrétaire Général de l’OTAN. Cette affirmation a d’ailleurs été démentie par les termes du communiqué final du sommet de Bucarest, puisque l’OTAN, malgré les conflits existant sur le sol géorgien, a pris l’engagement d’intégrer la Géorgie. Le rôle de l’Union Européenne dans la résolution des conflits par des voies pacifiques est primordial. Parmi les démarches que l’Union Européenne a faites pour aider à la résolution pacifique des conflits, l’une des plus importantes est sa mission d’évaluation. Elle a réuni des informations sur la protection des frontières dans les zones des conflits, sur le fonctionnement des douanes, sur le système de la protection civile ainsi que sur le développement économique. A l’issue de cette mission, ils ont proposé des projets d’aide et fait des recommandations que nous tenterons, bien sûr, deréaliser au maximum. Nous nous réjouissons du succès de cette première démarche comme de la mise en place d’officiers de liaisons qui apportent leur aide aux missions de l’ONU et de l’OSCE déjà présentes sur place. La Géorgie apprécie ces démarches de lUE pour la protection des frontières, la réhabilitation économique des zones des conflits, pour le retour des personnes déplacées, ainsi que la mise en oeuvre de plusieurs projets visant à rétablir la confiance des deux côtés. PAGE 3 /3 Au cours des nombreuses négociations dans le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce (World Trade Organisation) entre la Russie et la Géorgie, il est apparu possible de contrôler mutuellement les frontières, même si un accord final n’a pas encore été conclu. Nous espérons que nos partenaires européens pourront influencer la Russie de façon positive. Nous souhaitons qu’UE poste aux frontières en Abkhazie et en l’Ossétie du sud des missions semblables à celles des frontière entre l’Ukraine et la Moldavie, afin de surveiller et empêcher les agissements illégaux. La collaboration économique entre Géorgie et l’UE, y compris concernant la possibilité d’un accord sur la liberté du commerce aura un effet positif sur les conflits, car une Géorgie économiquement stable et fortement soutenue par l’UE rapprochera les populations séparatistes de notre pays. Malheureusement, certains sujets nous inquiètent. La Russie, en violation de toutes les lois internationales a distribué des passeports aux habitants des régions en conflit, mais beaucoup gardent encore leurs passeports géorgiens. L’accord sur la simplification du régime des visa, qui a été signé entre la Russie et l’UE et qui est entré en vigueur en juillet 2007, avantage ceux qui ont des passeports russes et provoque le mécontentement des autres. Ceci complique d’avantage le processus de résolution pacifique des conflits en Géorgie. L’UE a certe simplifié le régime des visas avec la Moldavie, l’Ukraine et la Russie. Mais il faut remarquer qu’en Géorgie la situation pour cette démarche est plus favorable que dans ces pays. Nos frontières sont bien protégées et la guerre contre la corruption a été conduite efficacement. Nous estimons que la simplification du régime de visa entre l’UE et la Géorgie favorisera le processus de la résolution des conflits par des voies pacifiques. 1 vice premier-ministris b-ni giorgi baramiZis gamosvla safrangeTSi myof qarTvel ltolvilTa saTvistomos mier organizebul konferenciaze – “saqarTvelo: axali realoba afxazeTSi stabilurobisTvis” 09.04.2008 saqarveloSi arsebuli konfliqtebis mSvidobiani gziT mogvareba da qveynis teritoriuli mTlianobis aRdgena saqarTvelos mTavrobis umTavresi sazrunavia. Cven gansakuTrebul mniSvnelobas vaniWebT konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis procesSi saerTaSoriso Tanamegobrobis rolis gaaqtiurebas. aRniSnulis gaTvaliswinebiT konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis sakiTxi, prioritetul mimarTulebaebad NATO-sTan individualuri partniorobis samoqmedo gegmasa da saqarTveloevrokavSiris samezoblo politikis samoqmedo gegmaSi aris asaxuli. xelisuflebaSi mosvlisTanave Cven NATO-Si integracia umTavres prioritetad davisaxeT. es ar iyo mxolod mTavrobis politikuri kursi, aramed es aris is gadawyvetileba, romelic asaxavs mTeli sazogadoebis dakveTas. yvela mniSvnelovani politikuri gaerTianeba upirobod emxroba qarTveli eris am Seuqcevad arCevans, romelic mimdinare wlis ianvarSi gamarTul plebiscitze aliansSi integraciis 77%-iani mxardaWeriT dasturdeba. dRemde, ukanaskneli 3 wlis ganmavlobaSi, Cven mizanmimarTulad mivdiodiT NATO-s mimarTulebiT da dRes rodesac buqarestis samiti Cavlilia SeiZleba iTqvas, rom gvaqvs Zalzed konkretuli Sedegi – saqarTvelos Crdiloatlantikur aliansSi integracia Seuqcevadi gaxda. am mxriv buqarestis samits istoriuli mniSvneloba hqonda. kerZod NATO-s 26-ma saxelmwifom samitis saboloo komunikeSi pirdapir Cawera, rom saqarTvelo aliansis wevri gaxdeba, Sesabamisad is politikuri signali romelsac Cven gawevrianebis samoqmedo gegmis saxiT velodebodiT, kidev ufro Zlieri aRmoCnda. Tu wina wlebis ganmavlobaSi saubari iyo politikur gadawyvetilebaze saqarTvelos gawevrianebis Sesaxeb, axla es gadawyvetileba miRebulia. rCeba mxolod teqnikuri sakiTxebis 2 mogvareba raSic samomavlod gawevrianebis samoqmedo gegma (MAP) dagvexmareba. NATO-s gafarToveba yovelTvis mastabilizirebel da transformaciul rols TamaSobda da Cvens SemTxvevaSic aliansSi integracia aris is instrumenti, romelic am wlebis ganmavlobaSi gvexmareboda mniSvnelovani reformebis ganxorcielebaSi. Cven aliansTan TanamSromlobis yvela instrumenti warmatebiT gamoviyeneT – NATO-sTan intensiuri dialogis (ID) farglebSi weliwadnaxevris ganmavlobaSi 13 konsultacia gaimarTa, indiviadualuri partniorobis samoqmedo gegmis (IPAP) xuTive Sefaseba adasturebs saqarTvelos progress, xolo bolo Sefasebis dokumentSi, romelic mimdinare wlis ianvarSi gaimarTa aRniSnulia, rom saqarTvelo asrulebs yvela valdebulebas da rom es Sefaseba yvelaze warmatebulia ukanaskneli wlebis manZilze. mTeli am xnis ganmavlobaSi ruseTi cdilobda daeSantaJebina msoflio sazogadoeba, rom saqarTvelos natoSi gawevrianeba gaarTulebda regionSi usafrTxoebis mdgomareobas. es procesi ara Tu gaarTulebs situacias, aramed moitans stabilurobas, radgan es aris gzavnili yvela saxelmwifosaTvis regionSi, rom demokratiuli reformebi da faseulobebis gaziareba aris yvelaze efeqturi gza usafrTxoebisken. swored saqarTvelos aliansSi armiReba gaarTulebs usafrTxoebis mdgomareobas, radgan es evropaSi xelovnur gamyof xazebs Seqmnis. exla minda visaubro konfliqtebis mogvarebasa da NATO-Si integraciis urTierTgavlenaze. erTis mxriv ra gavlenas axdens aliansSi integraciis procesi konfliqtebis mSvidobian mogvarebaze da meores mxriv warmoadgens Tu ara konfliqtebis arseboba winaRobas NATO-Si gawevrianebisaTvis. NATO-Si integraciis procesi ara Tu xels uSlis konfliqtebis mSvidobian mogvarebas, aramed ruseTis spekulaciis miuxedavad, piriqiT dadebiT rols Seasrulebs: · saqarTvelo iZens met Zalas konfliqtebis mSvidobianad mogvarebisaTvis. es iqneba mZlavri gzavnili separatistebisTvis, rom saqarTvelo SeinarCunebs teritoriul mTlianobas, separatistuli ideebis realizeba ar moxdeba da rom konfliqtebis mSvidobian mogvarebas alternativa ar gaaCnia. Sesabamisad maT gauCndebaT meti motivacia molaparakebebis gziT miaRwion maTTvis metad misaReb Sedegs. 3 · konfliqturi regionebis mosaxleobisTvis NATO – saqarTvelos urTierTobebSi dadebiTi tendenciebi gazrdis qarTuli saxelmwifos mimzidvelobas. kerZod mosaxleobisTvis naTeli gaxdeba, rom maTi TviTmyofadobisa da usafrTxoebis garanti ara marto saqarTvelo aramed 28 qveyana iqneba. · gaaZlierebs Cvens momlaparakeblur poziciebs ruseTTan. amavdroulad dauSvebelia, rom konfliqtebis mogvareba gawevrianebis winapiroba gaxdes vinaidan es iqneba damatebiTi motivacia ruseTisTvis konfliqtebis provocirebisTvis ara marto saqarTveloSi aramed mTels regionSi. NATO-Si mkafiod aris gaazrebuli, rom konfliqtebi ar aris Semaferxebeli faqtori saqarTvelos aliansSi gawevrianebis gzaze. es gancxadeba araerTgzis gakeTebula NATO-s umaRles doneze. amasTan aRsaniSnavia, rom kanclerma merkelma ruseTSi bolo vizitis Semdeg buqarestis samitamde ramdenime dRiT adre ganacxada, rom is qveynebi, romelTac sakuTar teritoriaze komfliqtebi aqvT ver gaxdebian NATO-s wevrebi. es iyo merkelis calmxrivi gancxadeba da man aliansis ukiduresad negatiuri pozicia gamoiwvia. am gancxadebis mimarT calsaxad negatiuri pozicia NATO-s generalurma mdivanmac gamoxata. merkelis mier gamoTqmul am mosazrebas faqtiurad abaTilebs buqarestis samitis saboloo komunikeSi gakeTebuli Canaweri. kerZod miuxedavad saqarTvelos teritoriaze arsebuli konfliqtebisa NATO-m ukve aiRo saqarTvelos aliansSi gawevrianebis valdebuleba. Zalzed mniSvnelovania evrokavSiris, rogorc msoflio demokratiuli Tanamegobrobis erTerTi wamyvani wevris roli konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis kuTxiT. evrokavSiris mier gadadgmul nabijebs Soris xazgasasmelia 2007 wels saqarTveloSi evrokavSiris specialuri Semswavleli misiis viziti, romlis mizansac warmoadgenda saqarTvelos konfliqtur zonebSi sazRvris dacvis, sabaJo, samarTaldamcavi sistemisa da ekonomikuri ganviTarebis sakiTxebze informaciis Segroveba SemdgomSi daxmarebis proeqtebis ganxorcielebis SesaZleblobebis SeswavlisaTvis. aRniSnuli misiis mier momzadebuli iqna rekomendaciebi, romelTa ganxorcielebas Cven maqsimalurad SevuwyobT xels. Cven 4 mivesalmebiT aRniSnuli rekomendaciebis praqtikuli implementaciis mizniT gadadgmul pirvel nabijebs, kerZod, konfliqtis zonebSi mekavSire oficrebis ganlagebas, romelTa mizania ukve moqmed gaerosa da euTos misiebis xelSewyoba samarTaldacviT sakiTxebTan dakavSirebiT. saqarTvelo miesalmeba konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis mizniT evrokavSiriis gaaqtiurebas iseT sferoebSi, rogoricaa sazRvris dacva, konfliqturi zonebis ekonomikuri reabilitacia, devnilebis dabruneba, sxvadasxva saganmanaTleblo da treining programebis meSveobiT mxareebs Soris ndobis aRdgenis procesis xelSewyoba da a.S. saqarTvelosa da ruseTs Soris msoflio savaWro organizaciis egidiT mimdinare molaparakebebSi gamoCnda sazRvrebis erToblivi monitoringisa da kontrolis SesaZlebloba Tumca Sesabamisi SeTanxmeba sabolood miRweuli ar aris. Cven imedi gvaqvs rom Cveni evropeli partniorebi dagvexmarebian ruseTis pozitiuri damokidebulibis uzrunvelyofaSi aRniSnuli sakiTxis mimarT. amasTan CvenTvis sasurveli iqneboda saqarTvelo-ruseTis sazRvris afxazeTisa da samxreT oseTis monakveTze evrokavSiris iseTive misiis ganlageba, romelic amJamad moldova-ukrainis sazRvarze xorcieldeba da gulisxmobs sazRvris monitorings aralegaluri saqmianobis aRkveTis mizniT. saqarTvelo-evrokavSirs Soris ekonomikuri TanamSromlobis gaRrmaveba, maT Soris Tavisufali vaWrobis Sesaxeb SeTanxmebis gaformebis SesaZlebloba, mniSvnelovani xelSemwyobi garemoebaa konfliqtebis mogvarebis kuTxiT, radgan ekonomikurad ganviTarebuli da evrokavSirTan mWidro urTierTobebis mqone saqarTvelo konfliqtur regionebSi mcxovrebi mosaxleobisaTvis ufro mimzidveli xdeba. amave dros aris sakiTxi, romelic Cven SeSfoTebas iwvevs. kerZod, 2007 wlis ivlisidan, ruseTsa da evrokavSirs Soris gamartivebuli savizo urTierTobebis Sesaxeb SeTanxmebis ZalaSi Sesvlis Semdeg saqarTvelos konfliqtur regionebSi mcxovrebi ruseTis pasportebis mflobelebi, romelTac ruseTma yovelgvari saerTaSoriso kanonmdeblobis darRveviT dauriga es pasportebi, aRmoCdnen saqarTvelos danarCen moqalaqeebTan SedarebiT ufro xelsayrel msdgomareobaSi. es garemoeba araswor signals aZlevs konfliqtis zonaSi mcxovreb mosaxleobas, axalisebs separatistul xelisuflebas da arTulebs konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis process. 5 evrokavSirma gaamartiva savizo reJimi moldovasTan, ukarinasa da ruseTTan maSin, rodasac saqarTveloSi ukeTesi mdgomareoba aRiniSneba savizo mimosvlis gamartivebisaTvis aucilebel iseT sferoebSi, rogoricaa sazRvris dacva, organizebul danaSaulTan, korufciasTan brZola da sxva. saqarvelo-evrokavSirs Soris gamartivebuli savizo urTierTobebis Sesaxeb SeTanxmebis drouli gaformeba mniSvnelovnad Seuwyobs xels saqarTveloSi konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis procesis daCqarebas.
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LES RAISONS DU CONFLIT, LA RÉALITÉ ACTUELLE ET LES PERSPECTIVES D’AVENIR Shota MALASHKHIA Député, Président de la Commission parlementaire traitant des questions d’intégrité territoriale INFORMATION GÉNÉRALE SUR L’ABKHAZIE Surface : 8 700 km2 (12,5% du territoire géorgien) Selon les données de 1989, 526 800 personnes habitaient de manière permanente sur le territoire de la République Autonome d’Abkhazie (9,7% de la population de Géorgie). ¨ Géorgien – 239.3 mille (45.6%) ¨ Abkhaze – 93.3 mille (17.7%) ¨ Arménien – 76.5 mille (14.6%) ¨ Russe – 74.9 mille (14.3%) ¨ Grec – 14.7 mille (2.8%) ¨ Ukrainien – 11.6 mille (2.2%) ¨ Biélorusse – 2.1 mille (0.4%) ¨ Juif – 1.7 mille (0.3%) ¨ Ossète – 1.2 mille (0.2%), Tatare – 1.1 mille (0.2%) ¨ Azerbaidjanais – 571 (0.1%). Avant le conflit 40 000 familles mixtes géorgiano–abkhazes ont été enregistrées sur ce territoire. En 1998 (selon les données de la mission de l’ONU) jusqu’à 200 mille personnes habitaient sur le territoire de l’Abkhazie. En 1992-1993, plus de 14 000 personnes sont mortes pendant la guerre. En 1993, suite à la purification ethnique, effectuée contre les géorgiens, 350 000 personnes ont été obligées de quitter leurs maisons et sont devenues des réfugiés. LES FORCES DE PAIX Au cours des années 1993-1994, à la fin des actions militaires (1992-1993), plusieurs cas de violations des droits de l’homme ont été constatés dans la zone du conflit, cependant il est à PAGE 2 /8 noter qu’après l’introduction du contingent de paix russe ces violations ont pris de l’ampleur et se poursuivent encore aujourd’hui. Avec la médiation de la Fédération Russe, le 14 mai 1994, les parties géorgienne et abkhaze ont signé un accord sur « le cessez-le-feu et la séparation des forces ». Le 24 juin 1994 les forces de paix de CEI sont entrées dans la zone de conflit (1600 soldats avec leur armement). LE KOSOVO, UNE FAUSSE SIMILARITÉ Depuis la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, la partie russe fait un parallèle entre la reconnaissance de cette indépendance et la question abkhaze. Cette comparaison est infondée. Au Kosovo, le régime Milosevitch a perpétré le génocide des populations Albanaises. Ce fait a été reconnu par l’ONU, l’OSCE et d’autres organisations internationales. La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par l’Occident est une forme de contrepartie du génocide des Albanais. En Abkhazie la situation est tout autre, la purification ethnique a été effectuée à l’encontre des Géorgiens (ce fait est confirmé aux sommets de l’OSCE à Budapest en1994, à Lisbonne en 1996 et à Istanbul en 1999). Ainsi, la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie serait un encouragement du régime organisateur de la purification ethnique et non pas le soutien des victimes de cette même purification ethnique. Au cours du 20ème siècle, les Albanais constituaient la majorité de la population du Kosovo (selon le recensement de 1924 – 64%, selon le recensement de 1991 – 82%). D’après les données de l’ONU, suite au génocide et la purification ethnique organisée par le régime de Milosevitch, au début de 1991, 850 000 Albanais du Kosovo ont été obligés de quitter leurs maisons et sont devenus réfugiés. La même année après l’intervention active de l’OTAN et de l’ONU la purification ethnique a été arrêtée. Sur ce territoire l’ONU s’est engagé à effectuer le rôle du gouvernement provisoire, les troupes de l’OTAN ont créé les garanties de sécurité pour le retour des réfugiés albanais (en deux semaines 400 000 réfugiés sont retournés chez eux et actuellement, 90% de la population du Kosovo est consituée d’Albanais). C’est après le retour de la grande majorité de réfugiés, en 2004, sous le contrôle de l’ONU, que se sont déroulées au Kosovo, les élections législatives et présidentielles, suivies du référendum concernant l’indépendance. Le 28 février 2008 le Kosovo déclarait son indépendance. Dans le même temps, la purification ethnique en Abkhazie, a conduit 60% de la population, en majorité des géorgiens (240 000 géorgiens) a fuir et conserve jusqu’à aujourd’hui le statut de réfugié. Seulement 312 géorgiens sont retournés sous l’égide de l’ONU. Ainsi, la solidarité envers l’indépendance du Kosovo signifie le soutien aux victimes (de leur sécurité) de la purification ethnique, à l’inverse les partisans de l’indépendance de l’Abkhazie vont soutenir les organisateurs de la purification ethnique. LES EFFETS DU NETTOYAGE ETHNIQUE Regardons par exemple les effets de ce nettoyage ethnique dans le système éducatif. En 1991, avant le conflit en Abkhazie, 313 établissements d’enseignement secondaire fonctionnaient en Abkhazie. Parmi eux il y avait 122 écoles géorgiennes, 52 – abkhazes, 38 PAGE 3 /8 – russes, 42 – arméniennes et 56 écoles mixtes. Il y avait, également, 5 établissements d’enseignement supérieur. Selon les données actuelles il y a, en Abkhazie, 175 écoles secondaires, dont 121 sont abkhases, 39 – arméniennes, 15 – russes et seulement 9 écoles géorgiennes dans quelques villages de la région de Gali, mais la plupart ont été pillées et détruites. Il n’y a plus que deux établissements d’enseignement supérieur qui sont de fait des filiales d’écoles supérieures russes. L’anomalie d’une telle situation est d’autant plus évidente si nous prenons en considération l’histoire de plusieurs siècles de coopération réussie entre les Géorgiens et les Abkhazes. Pendant des siècles les représentants de ces deux nations aborigènes ont cohabité sur ce territoire, partie de l’Etat de Géorgie. Soulignons que la majorité de la population d’Abkhazie n’a pas pris part aux actions militaires. UNE MINORITÉ … MAJORITAIRE ! La Géorgie indépendante a toujours pris en considération les intérêts des minorités nationales. Le 31 mars 1991 a eu lieu le référendum en faveur de l’indépendance de la Géorgie. Ce même référendum s’est tenu en République Autonome d’Abkhazie. Parmi les anciennes républiques de l’Union Soviétique, la Géorgie a été l’une des premières républiques à déclarer son indépendance, le 9 avril 1991. Le 9 juillet 1991 une nouvelle loi électorale a été adoptée en Abkhazie, donnant la majorité dans le Conseil Suprême de l’Abkhazie a la minorité ethnique : 28 places – aux Abkhazes (17% de la population) ; 26 places – aux Géorgiens (46% de la population) ; 11 places – aux représentants de différents groupes ethniques. La même loi établissait que le président du Conseil Suprême d’Abkhazie serait un Abkhaze qui aurait deux adjoints – un géorgien et l’autre d’une autre nationalité, et au poste du président du cabinet des ministres un Géorgien était nommé. Une telle répartition donnant un tel avantage représentatif à une minorité ethnique reste sans précédent dans les constitutions européennes. Le gouvernement géorgien a proposé d’attribuer à la République Autonome d’Abkhazie les droits les plus étendus et souhaite le règlement de toutes les questions litigieuses avec la participation des organisations internationales. Le 28 mars, le Président de Géorgie a proposé à la partie abkhaze un nouveau plan de paix, qui prévoit des propositions concrètes, notamment, la création du poste du Vice-président réservé à un Abkhaze d’origine, la participation des Abkhazes au Parlement et au Gouvernement de Géorgie, l’attribution du droit de veto aux Abkhazes sur toutes les lois essentielles concernant l’Abkhazie, dans l’objectif de la réhabilitation économique de cette région, la création de zones économiques libres et le contrôle bilatéral des ports maritimes, la fusion progressive des institutions de maintien de l’ordre et des services de douane et des garanties internationales pour assurer l’autonomie et la sécurité de l’Abkhazie. PAGE 4 /8 LES VOIES DE RECOURS L’Etat de Géorgie, alors que son pouvoir juridictionnel ne couvre plus les régions conflictuelles, n’a pas la possibilité de garantir les droits des citoyens habitant sur ce territoire. En dépit de plusieurs tentatives du gouvernement géorgien et des organisations internationales d’améliorer la situation des droits de l’homme dans les régions conflictuelles de Géorgie, les droits de l’homme sont encore bafoués. Sur ces questions la Cour Européenne des Droits de l’Homme a été saisie. Plusieurs affaires examinées par la Cour Européenne peuvent nous servir de précédent et de référence pour la protection des intérêts de nos citoyens. Pour préparer l’examen des saisines faites, la Commission temporaire des questions de rétablissement de l’intégrité territoriale du Parlement de Géorgie a préparé les projets de résolution suivants (Abkhazie et ex-région autonome de l’Ossétie du Sud) : 1. création de la commission d’Etat d’études des dommages ; 2. l’annonce d’un appel d’offre international d’une société juridique pour porter ces affaires devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme afin d’indemniser les dommages. Les projets mentionnés ont été admis à l’unanimité à la séance plénière du Parlement géorgien du 17 mars 2006. Pour la réintégration des citoyens dans leurs droits le programme présidentiel « Ma maison » a été mis en place. Par arrêté du 14 février 2006, un vaste programme d’enregistrement des biens immobiliers, afin de constituer une base de donnée complète, est en cours dans les régions d’Abkhazie et de Tskhinvali. Ce programme permettra d’établir « la propriété juridique » de ces biens, et servira pour les plaintes portées à la Cour Européenne sur le droit de la propriété. Selon l’avis du Parquet Général de Géorgie et du Parquet de la République Autonome d’Abkhazie sur les circonstances établies dans l’affaire pénale (1992-1999) portant sur le génocide de la population géorgienne en République Autonome d’Abkhazie : « le conflit militaire en Abkhazie a engendré 3,12 milliards de USD de dégât matériel, le dommage aux biens des résidents représente 5,18 milliards de USD, la perte de la production nationale dans les années 1993-1998 s’élève à 2,41 milliards de USD. Soit au total 10 milliards de USD de dommages qui au fil du temps atteint aujourd’hui le montant considérable de 20 milliards de dollars, ce qui représente 4 fois le budget annuel géorgien. Pour conduire un parallèle, on peut rappeler qu’en Lettonie une commission similaire a été créée pour évaluer les dommages causés par « l’occupation soviétique ». La création de la commission a suivi l’adoption de la déclaration par l’Assemblée en 2005 sur « le blâme de la politique du régime totalitaire d’occupation de l’URSS sur le territoire de Lettonie ». Seront évalués les dommages subis par l’Etat et par les personnes physiques. Une décision analogue est en préparation en Lettonie qui a déclaré à l’Assemblée qu’un milliard de dollars devait être réclamé par année d’occupation, soit environ 20 milliards de dollars (à comparer à un budget annuel de 5 milliards). Le gouvernement de l’Afghanistan examine également la possibilité de demander une compensation à la Russie pour l’occupation du pays qui a commencé en 1979 avec l’invasion des troupes de l’armée soviétique. Ces développements juridiques agacent prodigieusement la Russie et créent dans le processus du règlement du conflit de l’Abkhazie un danger pour les intérêts de Moscou. Car perdre le contrôle de l’Abkhazie, c’est le perdre sur la Géorgie et, partant, sur le Caucase tout entier. 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