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11 FEVRIER 1921

11 თებერვალი 1921 წ

 

L'office funèbre pour les victimes de l'invasion soviétique de février  1921  célébré par Mama Artchill Davrichachvili   à l'église Sainte Nino    dimanche 26 Février 2017

კვირას, 26 თებერვალს       2017 წ ,   მამა არჩილ დავრიშაშვილ გადაიხადი პანაშვიდ დახოცილ გმირთა მოსახსენებლად წმინდა ნინოს ეკლესიაშ

 


Voir également, le MUSÉE DE L'OCCUPATION SOVIÉTIQUE


 

96 წლის წინ,   1921 წლის 11 თებერვალს,  საქართველოში საბჭოთა რუსეთის ჯარები შემოჭრნენ.  25 თებერვალს თბილისი დაეცა. მთავრობამ ჯერ ქუთაისში, შემდეგ კი ბათუმში გადაინაცვლა. უთანასწორო  ბრძოლა 17 მარტამდე გაგრძელდა. ქართულ მხედრობას იარაღი არ დაუყრია.

მთავრობა  უცხოეთში გაიხიზნა, მაგრამ კაპიტულაციაზე ხელი არ მოუწერია.  

Il y a 96 ans   le 11 février 1921  les armée de la Russie soviétique  pénétrèrent en Géorgie. Tbilissi fut occupée le 21 févier et abandonnée le  25 février.

Le Gouvernement se replia d'abord sur Koutaïsi puis sur Batoumi . La lutte inégale se prolongea jusqu'aue 17 mars mais l'armée géorgienne ne se rendit pas .

Le Gouvernement choisit la route de l'exil mais ne capitula pas.

 

 


vidéo de l'événement du 28 février 2016

 


 

Vidéos de l'événemnt du 1 er mars 2015

 l’Archiprêtre Artchill Davrichachvili

 

Discours de Othar Zourabichvili (En Géorgien)


 

Discours de Gotcha Djavakhichvili (En Géorgien)

 

 

Discours de Othar Zourabichvili (En Français)


 

Discours de Gotcha Djavakhichvili (En Français)

 

 

 Othar Pataridzè ( En Géorgien et en Français)


 

Souvenir éternel aux victimes de Février 1921

 

 

 

თებერვალს

 

სიზმრად ვნახე საქართველო ,

სისხლის ზღვაი ბანაობდა

ჩვენი დაფლეთილი დროშა

კოჯრის მთაზე ქანაობდა

 

ჩვენ კი მათი ღვიძლი შვილნი

დავიქსაქსეთ სხვა ქვეყნებში

ნეტავ მაშინ მოვკდარიყავ

დამმარხავდნენ კოჯრის მთაზედ

 

მაგრამ მალე დღე დადგება

მზიანი დღეც გათენდება

ჩვენი დაფლეთილი დროშა

თბილისზედ აფრიალდება

 

ეს ლექსი უცნობ ავტორმა შეთხზა ემიგრაციაში

რომლის შტაგონების წყარო იყო ალბად ი.გრიშაშვილის ცნობილი ლექსი


À FEVRIER

Dans un rêve, je ai aperçu  la Géorgie,

Elle baignait dans un bain de sang

Et notre drapeau en lambeaux

Se  balançait sur  montagne de Kodjori

 

Nous qui sommes les  enfants de sa chair

Nous nous sommes disséminés dans d’autres pays

Oh pourquoi n’y  ai-je pas laissé ma vie

J’aurais au moins  été enterré sur la montagne de Kodjori

 

Mais bientôt un jour viendra

Jour ensoleillé de clarté

Où notre drapeau en lambeaux

Flottera à nouveau sur Tbilissi

 

Ce poème composé par un auteur inconnu en exil

a probablement été inspiré par le célèbre poème de  I.Grishashvili

 

 


სიონში შევალ 

სიონში შევალ  სანთელს ავანთებ

დახოცილ გმირთა  მოსახსენებლად

სიონში შევალ  სანთელს ავანთებ

დახოცილ გმირთა  მოსახსენებლად 


და ეს სანთელი  მანამ ენთება

სანამ ქართველის გული ჩაქრება

და ეს სანთელი  მანამ ენთება

სანამ ქართველის გული ჩაქრება 


ნეტავ ვიცოდე სად არის ეხლა

ან რომელ მხარეს განისვენებენ

ნეტავ ვიცოდე სად არის ეხლა

ან რომელ მხარეს განისვენებენ

 სიონში შევალ…

 

 

C'est le 11 février 1921 et sans déclaration de guerre, que la XIème armée russe pénétra en Géorgie. Tbilissi fut occupée le 21 févier  et la Géorgie   . fût cernée par les 11 ème 8 ème 9 ème et 13 ème armées et les corps de cavalerie de Boudionny et de Jloba  .  Le 25 février , Tbilissi était abandonnée et la guerre virtuellement terminée mais le gouvernement ne capitula pas.                               


Et pourtant, la République socialiste fédérative soviétique russe n'avait-elle pas reconnu sans réserve, par le Traité de non-agression et d'amitié du 7 mai 1920, l'indépendance et la souveraineté de la République démocratique de Géorgie ?

Le texte "APPEL AU MONDE CIVILISE"q ue nous vous présentons ci-dessous a été élaboré par le Centre de Coordination des Organisations Politiques géorgiennes émigrées en France. Il a été distribué à l'occasion de la Conférence sur la "Guerre Politique des Soviets", tenue à Paris en février 1961, au Palais de l'OTAN (Porte Dauphine).

Il témoigne, si besoin était de la force de l'engagement politique de l'émigration géorgienne en France et de sa lutte incessante pour le rétablissement de la vérité historique pour cette période volontairement passée sous silence par les dirigeants et historiens de la République Soviétique de Russie. 

 

              

 

APPEL

au

MONDE CIVILISE

Quarante années déjà, années d'épreuves tragiques, se sont écoulées depuis les journées sanglantes de Février 1921, quand la Nation Géorgienne, - victime de la même puissance de proie, pour la deuxième fois en un siècle et demi, - perdit l'indépendance qu'elle venait de recouvrer peu de temps auparavant.

En effet, en dépit de la mainmise étrangère, le peuple géorgien avait su, par une lutte incessante et une activité inlassable, préserver sa personnalité nationale, et put enfin exprimer l'idéal gardé au fond de son cœur de " régir lui-même sa destinée ": l'Assemblée Nationale proclama le 26 Mai 1918 la restauration de la Souveraineté Nationale, dans la forme de la République Démocratique Géorgienne, déployant à nouveau le drapeau tricolore de la Géorgie,

Durant les années 1918-1921 1a réalité du"fait géorgien" reçut sa confirmation et la République Démocratique Géorgienne fut reconnue " de facto " et " de jure " par le Conseil Suprême des Alliés et, ensuite, par la presque totalité des Etats, grands ou petits. La Russie Soviétique elle-même reconnut formellement par le Traité du 7 Mai 1920 le rétablissement des droits souverains de la Géorgie indépendante investis dans la République Démocratique Géorgienne.

Hélas, l'encre des signatures de ce Traité avait à peine eu le temps de sécher que la même Russie Soviétique, violant ses engagements formels, sans formuler au préalable de raison ou même invoquer de prétexte, sans déclaration de guerre, jeta ses armées à la conquête de la Géorgie, sur toutes ses frontières à la fois. Dans la disproportion évidente des forces en présence, malgré la défense opiniâtre et héroïque de la jeune armée Géorgienne, pleine d'esprit de sacrifice mais abandonnée à ses seules ressources, la résistance du peuple géorgien fut, au bout de six semaines de combat inégal, noyée dans le sang. Le pays fut occupé et la République Démocratique Géorgienne asservie au vu du monde civilisé. Celui-ci éleva nombre de protestations vibrantes, mais elles restèrent lettre morte, - comme d'ailleurs beaucoup d'autres protestations de même caractère, adressées depuis, et dans des circonstances semblables. au même envahisseur impérialiste, coupable de mêmes forfaitures...

Depuis quarante ans tout le poids et toute la rigueur de la Russie Soviétique et de son régime colonialiste s'appesantissent sur 1a Géorgie, cherchant à détruire les fondements mêmes de l'existence et de la pérennité de sa personnalité nationale qui avait été miraculeusement préservée et avait échappé à l'entreprise d'annihilation de la Russie Tsariste. Le but poursuivi par l'envahisseur colonialiste est aujourd'hui d'ébranler et de déraciner tous les fondements matériels et spirituels de l'existence de la Nation Géorgienne, lui enlever son territoire, supprimer sa population, détruire sa foi, sa conscience nationale et les traditions séculaires qui ont forgé son âme. Les méthodes éprouvées de mélange de groupes ethniques et de transplantation de peuples, éloignant des contingents de Géorgiens vers les confins opposés de l'Union Soviétique et les remplaçant sur leur territoire national par des masses considérables de Russes, de Slaves ou allogènes, tendent par la dilution de la Nation Géorgienne dans l'océan des peuples: russe et soviétisés, à la disparition pure et simple de l'entité nationale géorgienne, permettant ainsi de supprimer sur la carte géographique le nom même de la Géorgie au profit d'un Empire homogène portant le nom de la Russie.

Dès maintenant le "gouvernement" de la dénommée "République Soviétique de Géorgie" avec tous ses organes et " trompe l’œil", n'est que le simple exécutant d'ordres reçus, subordonné en tout aux bureaux du pouvoir central qui eux-mêmes prennent leurs décisions uniquement dans la "ligne" immuable d'utilité à la promotion de l'impérialisme pan-russe, la même ligne d'ailleurs que celle chère aux Tzars de l'ancienne Russie. La situation actuelle de la Géorgie et de son peuple peut servir d'illustration, la plus flagrante et la plus directe, du contenu du Colonialisme et de I'impérialisme - Russes, Soviétiques.

Tout au long de ces mêmes quarante années, le peuple Géorgien "souvent conquis jamais asservi" conduit une lutte incessante, tantôt en se levant les armes à la main, tantôt par des moyens plus pacifiques mais non moins résolument décidés, contre "l'envahisseur du Nord ", contre l'occupant, pour préserver sa personnalité nationale et pour retrouver l'indépendance et la souveraineté qui lui ont été ravies.

Comme action directe il suffit de rappeler :

L'Insurrection de 1921 en Svanethie, la Conspiration des chefs des Unités géorgiennes de l'armée rouge en 1921-1922 (du reste payée de leurs vies) liée à l'insurrection dons la contrée des Pchavs et des Khevsours ; l'action pendant des années des "guérillas" en Karthalinie-Kakhetie, d'une part, et en Imerethi-Gourie, d'autre part les démonstrations multiples des intellectuels, des étudiants et de la jeunesse des écoles, les grèves et les démonstrations des ouvriers d'usines et de chemins de fer, les appels à la conscience chrétienne mondiale des chefs de l'Eglise Géorgienne soutenus par la masse des fidèles, l'Insurrection générale d'Août 1924 qui souleva " en chaîne " toute la population contre l'occupant (mais qui abandonnée à ses seules forces, sans aucune aide de l'extérieur, dut cesser 1a lutte, la tentative ayant coûté des milliers de vies humaines et ayant été une fois encore noyée dans le sang). En Europe et dans~ le monde libre, on en parla, on usa beaucoup d'encre, mais la réaction extérieure en resta là. 

Néanmoins, 1a lutte continuait. ainsi qu'en témoignent, de 1930 et jusqu'à la guerre de 1939, les " purges " avec les hécatombes de patriotes géorgiens en particulier les "purges" des dévia­tionnistes d'idéologie bourgeoise en 1936, dont certains dans le personnel supérieur du Parti Communiste Géorgien même. Les changements incessants de gouvernants et de dirigeants Géorgiens, pour le même " crime de déviationnisme Idéologique bourgeois ", 1a liquidation d'un certain nombre de militaires Géorgiens pendant 1a dernière guerre pour raisons similaIres, sont des preuves de l'oppositIon incessante et inébranlable des Géorgiens à l'envahisseur. En témoigne encore la démonstration des étudiants et de 1a jeunesse scolaire de Tbilissi et dans d'autres villes de la Géorgie, en 1956, baptisée par Moscou de "démonstrations pro-staliniennes " mais réprimées avec une extrême rigueur et au prix de nombreuses vies humaines parmi les manifestants qui furent fusillés par centaines.

Le peuple Géorgien lutte dans l'isthme caucasien, sur son propre sol, tout seul, sans aide de ceux qui devraient être ses amis et alliés naturels. Il lutte de toute la force de ses fils, ouvriers ou intellectuels et étudiants, par 1es armes ou  par l'action quotidienne avec une énergie et une volonté indomptables, pour consolider dans les domaines matériel et spirituel son existence nationale et conserver le patrimoine du peuple Géorgien. 

Durant les mêmes quarante ans, les dirigeants officiels et tous les éléments des milieux politiques ou militaires Géorgiens qui au lendemain de la défaite sont partis en exil et se sont réfugiés dans le monde libre pour continuer la lutte pour la libération de leur patrie, se sont fait le porte-parole du peuple Géorgien, enchaîné et bâillonné et s'efforcent de maintenir le drapeau de la liberté et d'attirer l'attention du monde libre sur le sort tragique du peuple Géorgien. Ils se sont consacrés à la propagande pour la libération de la Géorgie, auprès des Gouvernements des pays du monde libre, auprès des milieux et organisations politiques nationales et internationales, par 1a voie de la presse, par des mémorandums adressés aux dirigeants de la politique mondiale et aux institutions internationales, en toute occasion propice. Ils s'efforcent de maintenir la question de la Géorgie dans la mémoire des peuples, posent sans se lasser, en toute circonstance appropriée, le problème de la libération de leur pays asservi, pour que soient valorisées un jour les promesses faites il y a quarante ans d'obtenir la restauration de son indépendance, traîtreusement abolie.

 Dans la période actuelle de réalisations hardies, placée sous le signe de la libération des peuples, de la décolonisation de plus en plus accélérée dans le processus historique irréversible, où les peuples afro-asiatiques jadis dépendant des nations occidentales retrouvent, par dizaines, la liberté de la souveraineté totale, les représentants des partis et organisations politiques de l'émigration nationale Géorgienne s'adressent ouvertement aux dirigeants du monde libre pour demander que lors des rencontres " au sommet " entre l'Est et l'Ouest soit posée nettement (et ceci dans l'intérêt même de l'accord durable possible seulement sur la base de la restauration de la justice et de la morale internationale) la question de l'asservissement par la Russie Soviétique - qui se proclame porte-drapeau de l'anti-colonialisme. de plusieurs dizaines de peuples maintenus dans un assujettissement plus que " colonialiste " et parmi ceux-ci la Nation Géorgienne, à la civilisation tri-millénaire, nationalement déterminée, et, possédant tous les caractères d'un peuple souverain: territoire, langue, personnalité nationale.

On ne saurait laisser perpétrer encore un crime contre la vérité et l'humanité. Il faut empêcher qu'une monstrueuse déception de l'opinion publique ne soit machinée : la Russie Soviétique se prépare par des moyens bien facilement imaginables, et choisis dans son arsenal d'ignominies, à imposer au peuple Géorgien, dans son propre pays, la célébration, - Comme d'une Fête Pascale - du Jour commémorant la perte de son indépendance. L'émigration politique nationale Géorgienne proclame hautement l'anniversaire des journées tragiques de février 1921 comme journées de deuil national qui doivent rester en même temps le symbole de la résistance à l'occupation du sol national par un envahisseur, et un appel à continuer la lutte pour la Liberté.

 Gloire et longue vie au peuple Géorgien. Vive la Géorgie libre !

 Les Organisations Poliliques Géorgiennes en exil

 Paris, le 25 Février 1961

 IMP. ANDRÉ   BOULOGNE  (SEINE.)  

 

 

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