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წმინდა არქიმანდრიტ გრიგოლ ფერაძის დაბადების 120წ იუბილე

120 ème anniversaire de la naissance de Grégoire Pèradzè

 

Cette conférence a étéorganisée les 11, 12 et 13 septembre 2019à à Tbilissi et en Kakhétie, àl’initiative de la famille de Saint  GrégoirePéradzé,  à l'occasion du 120 ème anniversaire  de sa naissance

 

L'Archiprêtre Artchil Davrichachvilia clos la conférence par une communication sur la fondation de la paroisse Sainte Nino de Paris, ainsi que par des témoignages et des  souvenirs de l'Archimandrite GrégoirePèradzè

 

Cette conférence s’est achevée par une divine liturgie concélébrée par le Père Artchill dans l’église Saint Guiorgui où le Père GrégoirePèradzè a été baptisé., à Bakurtsikhé (Kakhétie), lieu de naissance du Père Péradzé, 

 

/ sur les photos, il faut mentionner le nom de Père Henryck Paprocki (habit vert) du séminaire orthodoxe de Varsovie, ancien étudiant de l’institut Saint-Serge de Paris, à qui Père Élie Mélia avait demandé de rechercher des informations sur la disparition de Saint Grégoire en Pologne pendant la guerre. C’est grâce à lui que Père Élie Mélia, et donc notre paroisse, a appris le destin tragique du premier recteur de Sainte-Nino.

 


 

Voir la version française de la présentation de l'Archiprêtre Artchill Davrichachvili

 

Photos de l'événement

წმინდა არქიმანდრიტ გრიგოლ ფერაძის მიერ დატოვებული ჩვენებები და მოგონებები პარიზის თავისეულსამრევლოში

თბილისი ბაკურციხე 2019 წ


 

დეკანოზი არჩილ დავრიშაშვილი

პარიზის წმინდა ნინოს ეკლესიის წინამძღვარი

 

 



 

version française

version française de la présentation de l'Archiprêtre Artchill Davrichachvili

Je voudrais pour commencer vous remercier de m’accueillir parmi vous, bien que je ne sois ni chercheur , ni historien. Mon intervention n’est donc pas une intervention classique dans une telle circonstance, ce sera plutôt un témoignage, et encore de seconde main, puisque je n’ai pas connu moi-même le Père Grigol , le Saint Hiéromartyr Grigol, le premier recteur de notre Paroisse.

     Notre Paroisse,la Paroisse Orthodoxe Géorgienne Sainte Nino de Paris, fondée en 1929 pour répondre aux besoins spirituels des membres de l’émigration nationale géorgienne consécutive à l’invasion en 1921 de la Géorgie indépendante par la Russie Soviétique, est restée jusqu’à la jusqu’à la fin du XXéme siècle et donc en charge spirituel des familles géorgiennes établies un peu partout dans le monde.

     Je me souviens des voyages du Père Elie Mélia , notre recteur , aux USA  et ailleurs . Je me souviens également des célébrations de la nuit de Pâques auxquelles venait assister des familles venues d’USA , d’Argentine ….

     C’est dans notre chapelle que nous conservions le drapeau de la Géorgie indépendante. C’est également dans notre chapelle que nous faisions mémoire et que nous le faisons toujours , des dates importantes de notre histoire récente , 26 mai 1918 , février 1921 , août 1924 , 9 avril 1989.

     Aujourd’hui , l’époque a changé , la Géorgie est indépendante , les frontières sont ouvertes et nous sommes devenu une paroisse comme une autre ,  au service de ceux qui viennent prier avec nous.

     Si la personnalité de l’Archiprêtre Elie Mélia, notre recteur pendant près de quarante ans , a fortement marqué notre génération , la présence spirituelle du Saint Hiéromartyr Grigol Péradzé se fait également sentir.

     Nous comptons parmi nous de nombreuses personnes qui on été baptisées par lui.

     Sur l’Autel repose un récipient contenant le Saint Chrême sous lequel on lit une inscription datée de 1931 , le Père Grigol l’a donc tenu entre ses mains.

     Parmi les vêtements liturgiques , il y a un phélonion noir que je revêts pour les célébrations de la Semaine Sainte. Il y a une vingtaine d’années , j’ai entendu notre vieux lecteur, Nicolas Mamoulachvili , qui était déjà lecteur du Père Grigol , murmurer : « c’est le Père Grigol qui m’a demandé de le faire teindre en noir! », le Père Grigol l’a donc revêtu.

      Dans la liste des objets appartenant à la Paroisse , j’ai vu que les couronnes dont nous nous servons pour les mariages , avaient été offertes par la famille Bagration pour le premier mariage célébré dans notre Paroisse , le Père Grigol les a donc tenu dans ses mains.

     L’épitaphios , ce tissus où est représenté le Christ au tombeau et qui sert aux célébrations du Vendredi Saint est de Mikheil Bilanichvili , peintre géorgien décédé en 1934 , il a donc aussi servi au Père Grigol Péradzé.

     Nous avons également plusieurs icônes représentant le Père Grigol qui matérialisent sa présence parmi nous.

     L’archiprêtre Elie Mélia qui était profondément attaché à la mémoire du Père Grigol puisque c’est lui qui a poussé le Père Henryk Paprocki a poursuivre son étude de la vie et de l’oeuvre du Père Grigol Péradzé , étude qui a abouti à la canonisation de celui-ci , a fait faire au début des années 80 une icône du saint patron du Père Grigol , Saint Grigol Khantstéli comme une tombe symbolique du Père Grigol.

     Bien sûr les registres paroissiaux des années 30 comportent des inscriptions de la main du Père Grigol , ainsi que certains livres annotés par lui. Dans les archives paroissiales il n’y a rien d’autre de sa main. Il y a par contre  des notes du Père Elie Mélia concernant le Père Grigol qu’il a certainement communiqué au Père Henryk Paprocki. je voudrais en profiter pour remercier vivement le Père Henryk de son dévouement à la mémoire du Père Grigol Péradzé. L’article qu’il a rédigé pour la Revue des Etudes Géorgiennes et Caucasiennes , N° 4-1988 est l’article « classique », sur lequel reposent toutes les études de la vie et de l’oeuvre du Père Grigol Péradzé.

      Dans les archives paroissiales , j’ai trouvé , également , une lettre daté de 1985 de Georges Nakachidzé , un émigré géorgien vivant aux Etats-Unis et qui était en Pologne pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il apporte son témoignages sur ses années difficiles de la vie du Père Grigol , sur son arrestation et ses relation avec les géorgiens vivant à cette époque en Pologne. Je me souviens de l’émotion et du soulagement avec lequel le Père Elie Mélia a reçu cette lettre. Il a interprété ce témoignage comme attestant de ce que le Père Grigol n’avait pas été dénoncé par des géorgiens.

     Je dois aussi par honnêteté intellectuelle mentionner un courant dans la communauté géorgienne hostile au Père Grigol , ayant sa source surtout parmi le géorgiens proches de l’Allemagne de cette époque. Quant à moi , je préfère faire confiance au Père Elie Mélia , à son attachement et son admiration pour le Père Grigol Péradzé.

     Je me souviens aussi de ce que me racontait mon père à propos du père Grigol. Mon père avait une dizaine d’années de moins que le Père Grigol et c’est avec beaucoup de tendresse qu’il se remémorait les   longues conversations sur les bancs du métro parisiens avec le Père Grigol. Quand mon père arrivait à se procurer des livres géorgiens , si le Père Grigol les voyaient , il lui disait : »Mais Datho , j’en plus besoin que toi! » et il les emportait … Et mon père en évoquant ces souvenirs s’essuyait une larme au coin de l’oeil.

     Voici ces quelques réflexions , sans importance scientifique , mais qui prouvent que le souvenir du Père Grigol Péradzé est toujours conservé dans sa paroisse malgré les années qui ont passées.

     Je voudrais vous remercier de votre travail dans les études géorgiennes et caucasiennes, en particulier Monsieur Davit Kolbaia, j’ai un peu connu kalistraté Salia et son épouse , leur oeuvre , un temps prolongé par le professeur Georges Charachidzé survit et se développe grâce à vous.             Merci également pour votre dévouement à la mémoire  des défunts  de notre émigration nationale. La visite de leurs tombes , hier , a été un moment important et émouvant. 

     Ma participation à la concélébration de la liturgie commémorant la fête du Saint Hiéromartyr Grigol était aussi très importante. Je n’était pas là en mon nom seulement, je suis venu au nom de tous mes paroissiens actuels comme aussi ceux passés dans l’autre monde.        Je vous remercie de votre accueil

 

 


 

photos de l'événement

 

 

 

 

 

Père Henryck Paprocki ,  du séminaire orthodoxe de Varsovie, ancien étudiant de l’institut Saint-Serge de Paris, à qui Père Élie Mélia avait demandé de rechercher des informations sur la disparition de Saint Grégoire en Pologne pendant la guerre. C’est grâce à lui que Père Élie Mélia, et donc notre paroisse, a appris le destin tragique du premier recteur de Sainte-Nino.

À sa gauche, , David Kolbaia de l’Université de Varsovie, qui a écrit différents ouvrages sur les liens entre la Pologne et la Géorgie et également sur les Géorgiens en Pologne

 

 

 

 

 

 

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